Sinai

01 février 2013

Randonnée et découverte d'Israël

Bonjour à toutes et à tous,

Et voici un petit voyage pas mal du tout qui permet une vision globale d'Israël dans un esprit randonnée et découverte.

Le départ est garanti du 10 au 17/03/2013.

N'hésitez pas à me contacter pour connaître le prix et avoir plus de renseignements :

Sur cette terre toute en contraste, où l’histoire antique et millénaire côtoie l’ultra moderne, nous vous invitons à parcourir les sentiers du désert de Judée et de la Galilée.

Notre périple débute avec la cité éternelle de Jérusalem qui dévoile ses mythes et légendes au travers des ruelles de sa vieille ville.

Ensuite, allant de curiosités géologiques à des sites historiques parfaitement préservés nous découvrons le désert de Judée qui abrite de spectaculaires canyons en bord de mer Morte.

Puis la Galilée révèle ses paysages bucoliques et pastoraux ainsi que son amicale population Druze à l’hospitalité légendaire.

Notre boucle se termine sur la côte méditerranéenne avec la visite de la fascinante Saint Jean d’Acre et la découverte du mont Carmel.

Des sites porteurs de l’histoire de l’humanité, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO jalonnent notre parcours et permettent de mêler avec bonheur nature et culture.

Alternant randonnée, baignades et visites de site passionnants, ce voyage est une invitation à la découverte en profondeur d’Israël hors des sentiers battus.

 

 

10/03    JERUSALEM

Arrivée par l’aéroport Ben Gourion ou par le pont Allenby et transfert vers Jérusalem. Nuit en Guest house en face des remparts de Jérusalem

11/03    JERUSALEM  

JerusalemVisite à pied de la fascinante vieille ville, un des rares lieux au monde où s’entendent à la fois les cloches des églises et les muezzins des mosquées. Découverte des 4 quartiers (musulman, chrétien, juif et arménien) où s’entremêlent racines du christianisme, vestiges hérodiens et légendes islamiques. Les juifs ultra orthodoxes vêtus comme aux siècles passés y côtoient des jeunes filles en mini jupes, les moines éthiopiens marchandent dans les boutiques arabes, femmes musulmanes voilées et odeur d’encens… c’est tout un monde en miniature qui se dévoile. Le Saint Sépulcre, le chemin de Croix, le Cénacle, les ruelles tortueuses, les boutiques du souq avec leurs merveilles orientales et encore bien d’autres étapes mythiques nous attendent. En soirée, balade dans les rues animées de la Jérusalem moderne. Nuit à Jérusalem.

12/03    JERUSALEM - WADI QELT – LA MER MORTE   

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 Le matin départ en minibus vers le mont des Oliviers pour un point de vue panoramique sur la vieille ville. Descente à pied par un surprenant chemin, petit coin de nature en plein Jérusalem, vers la vallée du Cédron. Puis, court transfert vers le wadi Qelt, un des canyons emblématiques du désert de Judée. Randonnée dans cet oasis où le sentier longe un cours d’eau (baignade possible), presque un miracle dans cet environnement désertique de falaises calcaires. Après avoir retrouvé le minibus, nous continuons vers la mer Morte (20 mns de route) le lieu le plus bas de la terre. Arrêt à la plage d’Ein Gédi pour une baignade de jouvence étonnante dans une eau tellement salée qu’on y flotte. Des visiteurs du monde entier y viennent pour ses propriétés thérapeutiques et cosmétiques. Nuit en guest house à Massada. 3 à 4h de marche à la descente.

13/03    MASSADA  

Vue sur Massada

Le matin, départ pour une randonnée qui nous mène vers la formidable forteresse du roi Hérode. C’est par le chemin du coureur, puis par la rampe romaine que nous accédons à ce site classé patrimoine mondial de l’humanité. Continuation par les hauteurs du désert de Judée avec de superbes points de vue sur la mer Morte et descente par le canyon de l’oued Rahaf où il n’est pas rare de croiser quelques bouquetins. Retour au Guest house pour la nuit.

5h de marche et 2h de visite. 250 m. de dénivelés positif et négatif

 

 

 

14/03    EIN GEDI – VALLÉE DU JOURDAIN – HAUTE GALILÉE  

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Le matin,rando/baignade dans la réserve naturelle d’Ein Gédi en compagnie des bouquetins et des damans des roches. Les sentiers des oueds David et Arougot sont encaissés dans de profonds canyons à la végétation exhubérante où coule une eau pure et rafraichissante. Dans l’après-midi, route à travers la vallée du Jourdain et le long du lac de Tibériade avec un changement de décor radical. Du désert, nous rejoignons les paysages verdoyants de la Galilée. Arrivée au coeur du pays Druze. Nuit en guest house dans un village Druze.

3 à 4 h de marche et baignade. 100 m. de dénivelés positif et négatif

 

 

15/03    RANDONNÉE SUR LE MONT MEIRON   

sentier galilee

 Journée de randonnée sur le petit massif du mont Meiron au travers de sentiers sauvages et fleuris. Ascension facile du mont Meiron pour aboutir à des points de vue panoramiques sur le lac de Tibériade et le Golan. Très belle descente progressive vers le village de Beit Jan autour duquel les Druzes cultivent de petites parcelles de jardins fruitiers. Visite du village et retour au guest house.

 5 à 6h de marche. 300 m. de dénivelés positif et négatif.

            

 

 

 

16/03    SAINT JEAN D’ACRE – LE CARMEL – TEL-AVIV  

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Le matin départ vers Saint Jean d’Acre (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO). Visite de la vieille ville arabe, la citadelle des Hospitaliers, le tunnel des Templiers, le port et les remparts. Dans l’après-midi randonnée sur les hauteurs du mont Carmel vers le monastère des Carmélites. Route vers Tel-Aviv. Découverte à pied de cette ville fascinante qui allie architecture ancienne (classée patrimoine mondial de l’UNESCO) et ultra modernisme. Nuit en guest house à Tel-Aviv.

3 à 4h de marche. Peu de dénivelé

 

 

17/03    TEL-AVIV – PARIS

Transfert à l’aéroport pour le vol retour                                                                                 

 

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16 novembre 2012

Trekking dans le désert du Néguev (Sinai israélien) et le désert de Judée

Bonjour à toutes et à tous,


J'ai le plaisir de vous proposer un circuit de 8 jours qui comprend la visite de Jérusalem et un trekking dans les déserts de Judée et du Néguev.

Le départ est fixé au 24 février 2013, date qui concorde avec les vacances scolaires des zones A et B.

Tout le détail de ce superbe voyage qui vous permettra de mêler nature et culture sur le lien suivant :

http://www.aylatravel.com/docs/Negev.Judee.24Fev13.pdf

 N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements. Suis désormais équipée d'un super Smartphone qui me permet de communiquer sans souci de n'importe ou...

 Quelques photos pour vous donner envie :

IMG_1762 IMG_1370  Jérusalem, je t'aime...

 

wadi qelt eau Incroyable, mais là c'est le wadi Qelt, en plein désert de Judée...

 

Har ArdonSentier

Le désert du Néguev dans le cratère Ramon

 

06 octobre 2012

Randonnée à Jérusalem

Il se passe que la géopolitique nous joue des tours.

Aujourd'hui il est "déconseillé" de voyager dans le Sinaï (je ne suis pas de cet avis, bien entendu).

En revanche, Israël qui jouissait d'une image de marque déplorable devient un océan de stabilité politique et de sécurité (des voyageurs j'entends). Je nIMG_1332ae suis pas là pour engager un débat sur la géopolitique complexe du Moyen-Orient, mais pour expliquer pourquoi ce modeste blog dérive lentement des sables du Sinaï vers la terre de Canaan. Remarquez, on serait pas les premiers à faire ce parcours...!

J'ai découvert l'année dernière le sentier de Jérusalem. Plus particulièrement la partie qui part du mont Scopus vers la vieille ville. Accéder à la vieille ville de Jérusalem de cette façon est tout simplement magique.

Le chemin commence à l'université Mormone (si si, j'ai bien écrit Mormone) et descend vers la vallée de Josaphat. On suit la vallée dans un parc assez sauvage jusqu'à Gethsémani. On traverse le Cédron (la continuation de la vallée de Josaphat) via les tombeaux antiques creusés dans la roche. On monte de l'autre coté et on arrive à la porte des Tanneurs, celle qui mène au mur Occidental (dit mur des Lamentations).

On peut appeler ca un city-trek

 

20 juin 2012

Site web Ayla Travel

Boudiou.... près d'un an sans post...!

Ceux qui m'ont écrit savent que je reste en ligne et réponds à tous.

Mais bon... j'avoue avoir bien négligé ce blog.

J'étais occupée par ailleurs en ayant repris un cursus d'études de 2 ans sur l'histoire d'Israel et de la région. Cela va me permettre d'être encore meilleure guide, du moins je l'espère.

En parrallèle, j'ai quand même eu quelques groupes dans le Sinai... heureusement. La repise s'est amorcée ce printemps et tous les voyageurs sont rentrés ravis.

Ravis d'être seuls quasiment partout, les touristes ayant déserté cette magnifique région. Les premiers touchés sont les bédouins qui ont perdu leur gagne pain.

A part ca, j'ai enfin commencé à travailler sur un site web :

http://www.aylatravel.com/index.html

Parfois, ca bug un peu et le menu de gauche ne s'affiche pas, je vais essayer d'y remédier. Si on appuie sur la touche F5, ca peut débloquer.

Pour l'instant, il n'est qu'en anglais et je vais rédiger les pages en français dès le mois de juillet, après la fin de ma première année d'études.

Je vais aussi changer les photos.

Merci à tous les lecteurs et à bientôt

 

 

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18 septembre 2011

Nord et sud...

Bonjour à toutes et à tous,

Je sens indéniablement une reprise. La fréquentation de mon modeste blog a fortement augmenté et j'ai eu quelques contacts avec certains des lecteurs. Merci à tous ceux qui m'ont contactée.

Avant d'aller plus loin, sachez qu'on essaie de faire un départ regroupé pour un trek dans le Sinaï du 19 au 26 novembre. Si ça vous intéresse, merci de me contacter. Il nous manque 1 ou 2 personnes pour confirmer ce départ.

Une des questions qu'on m'a posée est de savoir si le Sinaï était sûr suite à une nouvelle recommandation du site du ministère des affaires étrangères (MAE).

Alors, pour une fois, le MAE fait preuve d'une certaine sagesse géographique. Jusqu'à présent c'était pas leur fort et ils mettaient dans le même sac tout un pays, à cause d'un incident dans une zone reculée. Imaginez par exemple qu'on déconseille à des touristes de visiter Paris parce qu'il y a eu un attentat en Corse ou au pays Basque.

Donc, le MAE fait bien la distinction entre le nord et le sud Sinaï. Il déconseille le nord et rassure sur le Sud. Ces deux parties ont toujours été bien distinctes. Le nord rattaché culturellement à l'Egypte, et le sud à l'Arabie.

Entre les 2 une vaste zone inhabitée dont une partie s'appelle le désert du Tih, qui sert de zone tampon.

Demandez à un bédouin du sud ce qu'il pense des bédouins du nord et vice versa... l'animosité entre eux vous donnera déjà un aperçu de leurs différences. Donc, il est vrai que le nord Sinaï n'est pas très fréquentable ces derniers temps.

Par contre le sud reste tranquille, très amical et voudrait bien voir un peu plus de visiteurs. Par chance, c'est aussi la plus belle région. Vous avez la ceinture de grès, où on fait les randos. La photo d'accueil, en chapeau du blog est caractéristique de cette région (c'est l'oasis de Ein Houdra, merci Christophe Raylat pour son talent de photographe).

Vous avez aussi les montagnes centrales (voir les posts des 12 et 21 mars, avec photos) qui abritent les anciens sites des premiers ermites chrétiens et de superbes jardins bédouins. Là on y randonne plutôt à partir d'avril jusqu'en octobre. Sinon il fait trop froid surtout la nuit.

Voilà, la reprise a sonné... chouette. Il fait encore chaud et on reste quand même sous la clim dans la journée, mais on sent l'arrivée de la fraîcheur d'automne la nuit avec des températures plus clémentes.

Allez... pour finir, une petite photo des Nawamis (probablement déjà parue sur le blog - DR Christophe Raylat). C'est sur ce mystérieux (explications par votre guide préférée sur place) site que l'on termine nos randos dans la zone des grès du Sinaï.

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22 mai 2011

Estivation

J'ai mis quelque temps à trouver le contraire d'Hibernation...

Alors voilà, l'été commence ici, on vit déjà avec les desert coolers (rafraichisseur du désert, moyen moins nocif pour l'environnement que la climatisation traditionnelle) et je pense devoir, hélas, oublier de faire quelque rando que ca soit pendant les prochains mois.

Si je n'écris pas de nouveaux posts, je suis de très prés la fréquentation de ce blog. J'en profite pour remercier tous ceux qui y ont trouvé quelque attrait et aussi ceux qui ont eu la gentillesse de me contacter en direct (voir le lien "contacter l'auteur" en bas à gauche).

En bref, si je n'écris pas, je reste présente et réponds à tous.

Et une photo d'une charmante rencontre lors de mon dernier groupe dans le désert de Judée il y a une dizaine de jours.

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Bon été à toutes et à tous...

03 mai 2011

Randonnées dans les montagnes d’Eilat

Ach... les montagnes d’Eilat ! Des endroits comme ça, je n’en connais point d’autres. Une telle variété de paysages, de roches de panoramas, de phénomènes géologiques doit être difficile à égaler.

Et en plus, cette région est très peu connue des touristes qui se bornent à faire un séjour bronzette à Eilat. Tant mieux... ça n’en sera que plus tranquille sur les sentiers (à moins que vous tombiez sur un groupe scolaire...!).

Mais qu’est ce qui fait la particularité des montagnes d’Eilat ? La dépression syro-africaine, la plus grande faille sur la surface de la terre, 6000 km de long de la rivière du Zambèze en Afrique jusqu’aux monts du Taurus en Turquie... voilà la source de tous ces magnifiques paysages.

Non contente d’avoir ouvert le gigantesque fossé d’effondrement (graben) de la Aravah, cette dépression a également créé tout un tas d’autres failles parallèles. Entre ces failles, vous avez des effondrements d’un coté, des soulèvements de l’autre, des millions d’années d’érosion qui ont creusé des canyons et oueds dans tous les sens... en bref, un sacré méli-mélo géologique et surtout multicolore.

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Vous voyez l’espèce de gros pavé au bas de la photo ? Dessus il y a une inscription qui dit : « ici, en 1 pas vous franchissez 500 millions d’années ». Et c’est effectivement le cas, regardez : à droite vos avez le massif magmatique pré-cambrien de près de 550 millions d’années. À gauche, vous avez un ancien plancher océanique calcaire, un p’tit jeune de quelques 50 millions d’années. À l’extrême gauche on distingue le fossé de la Aravah bordé par les montagnes jordaniennes d’Edom. Droit devant, vers le nord, on aperçoit très nettement la faille et on peut imaginer les canyons gréseux (la couche intermédiaire entre le socle magmatique et le calcaire) qui la traversent.

En terme de randonnée, on a de quoi s’occuper largement pendant une semaine. Un autre avantage des montagnes d’Eilat est que toutes les randonnées sont modulables. Par exemple, l’oued Gishron : vous pouvez le faire dans son intégralité soit 1 grosse journée de marche (8h), ou alors le décomposer en 3 ou 4 segments de durées variables, de 1h à 6/7h. Je donne souvent cet oued en exemple car il est le plus emblématique, peut-être le plus beau, cumule toutes les roches et les reliefs, et termine en beauté sur les plages de la mer Rouge.

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On fait l’ascension du mont Schlomo, soit en boucle (5/6h) ou en A/R (3h), ou avec descente vers l’oued Netafim et retour sur Eilat à pied (6/7h).

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Vous avez aussi toute la partie des piliers d’Amram et du canyon Skhoret, plus au nord, qui abrite plusieurs sentiers.

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Et aussi le parc archéologique et géologique de Timna où on peut rejoindre les différents sites archéologiques par de très jolis sentiers (variés of course !).

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En ce qui concerne l’hébergement vous avez de tout : auberges bien situées près de la plage, hôtels de toute catégorie, gîtes citadins, auberge de jeunesse en dortoirs à Coral Beach.

Si vous désirez faire un séjour d’une semaine à Eilat, en randonnée liberté (vous vous promenez tous seuls à l’aide d’un road-book), contactez Akaoka : www.akaoka.com .

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Les photos sont en droits réservés (auteurs : Florian, Anna et moi). Si vous les utilisez, merci de mentionner la source.

30 avril 2011

Randonnées désert de Judée et mer Morte

Suite de notre voyage de reconnaissance dans le sud d’Israël.

Après le Negev central, nous poursuivons notre route en passant par les deux autres cratères érosifs, le grand cratère (Makhtesh gadol) et le petit cratère (Makhtesh katan). Cela nous permet d’avoir un meilleur aperçu sur ce phénomène des cratères érosifs car ils sont plus petits et on en voit l’ensemble d’un seul coup d’oeil (makhtesh gadol).

On arrive au sud  de la mer Morte, lieu unique au monde, étonnant, fascinant... Je pense lui consacrer un article à part tellement il y a de choses à raconter sur ses propriétés, qu’elles soient thérapeutiques, cosmétiques et même industrielles. panorama

judean_desertLa mer Morte est bordée par le désert de Judée qui abrite de profonds canyons spectaculaires comme le Hemar, le Tséélim, le Mishmar, le Dragot et d’autres.

Les autorités des réserves naturelles ont équipé ces canyons d’échelles et de mains courantes  permettant de réaliser des randonnées sublimes sans être arrêté par la verticalité impressionnante de leurs falaises. Il n’est pas nécessaire d’être un as de l’escalade, les sentiers sont bien sécurisés, et tant qu’on ne souffre pas de vertige tout le monde peut y accéder. Hiking_in_Nahal_Mishmar__tb120703070

Dans le canyon du nahal (oued) Mishmar on passe au dessus d’une grotte où a été retrouvé un trésor datant de l’époque chalcolithique, soit vieux de 5 à 6000 ans. tresor_MichmarIl s’agit d’objets, sculptures et figurines en cuivre (442 en tout), probablement utilisés pour le culte. Un ancien temple de cette époque a été découvert dans la réserve d’Ein Gedi, à quelques kilomètres de là, et certains archéologues pensent que ce trésor provient de ce temple.

Une visite à la mer Morte ne saurait être complète sans l’ascension à la forteresse hérodienne de Massada. Hérode le grand, roi de Judée, contemporain de Cléopatre, Marc-Antoine puis d’Auguste, était un roi batisseur. On lui doit le second temple de Jérusalem (détruit par les Romain en 70 ap. J.C.), la ville de Césarée et de nombreuses forteresses du désert comme Massada, Hérodion, Hourcania et d’autres.

MassadaMassada est restée célèbre à cause du suicide collectif des Zélotes (73 ap. J.C.), dernier bastion à résister aux Romains.

Plusieurs possibilités pour y monter, par le téléphérique ou à pied. On peut y faire une jolie randonnée en boucle en longeant le site vers le nord, puis en grimpant à gauche sur le sentier qui mène vers le coté ouest. Petite ascension un peu raide qui débouche sur le plateau où se trouvent les vestiges du camp principal de l’armée romaine. On continue vers le sud et montons à gauche (est) vers la forteresse par la rampe Romaine, fameuse rampe artificielle qui leur a permis de briser la résistance des Zélotes. Courte ascension qui débouche sur la forteresse, très intéressante à visiter. Comptez 2h pour la visite, plus si vous êtes férus de vestiges archéologiques. Superbe panorama sur la mer Morte et les montagnes jordaniennes.

La descente s’effectue coté est par le sentier du serpent (Snake path). L’entrée à Massada est payante, voir le prix de l’entrée d’Ein Avdat dans mon précédent post.

Il est aussi possible de monter et/ou descendre par le téléphérique.

À une quinzaine de kilomètres au nord, se trouve le petit joyau du désert de Judée et de la mer Morte : la réserve d’Ein Gedi (la source du chevreau).

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La réserve englobe les oueds David et Arougot, l’entrée est payante, même tarif que Massada et Ein Avdat.

L’oued David est sec (excepté lorsqu’il pleut!) et l’oued Arougot a un cours pérenne qui permet d’allier randonnée et baignade pour le bonheur de tous. On peut y faire des balades courtes, comme y passer la journée entière à découvrir l’un, puis l’autre des deux canyons, en aller et retour, en boucle, tout y est possible. Dans le canyon de l’oued Arougot vous marcherez en compagnie des bouquetins et des damans des roches, peu farouches car protégés depuis des décennies. Du fait de la présence de cette faune, il est strictement interdit d’emmener de la nourriture dans l’oued Arougot. Les gens ont en effet la mauvaise habitude d’attirer les animaux en leur donnant à manger ce qui perturbe leur mode de vie.  Entre les deux oueds, plusieurs sites archéologiques, comme le temple chalcolithique, Tel Goren et surtout l’ancienne synagogue et ses mosaïques exceptionelles.

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Evitez les fêtes juives et les samedis, très fréquentés.

On poursuit notre route vers le nord de la mer Morte. Aperçu sur l’oued Dragot et son canyon (J’aurais souhaité écrire « superbe » ou « magnifique », mais je commence à être à court de superlatifs... Vous l’aurez compris, tous ces canyons sont impressionnants et... superbes !).

Jérusalem, à 1h de route nous attend... DSCN0126

Suite au prochain numéro dans lequel je vous parlerai des montagnes d’Eilat).

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27 avril 2011

Randonnées dans le Negev

Bonjour à toutes et à tous,

Je reviens juste d’un petit voyage de reconnaissance dans le sud d’Israel en compagnie de Florian de l’agence Akaoka.

La période n’était pas idéale car nous étions en pleine fête de Pessach, la paque juive, lors de laquelle les Israéliens partent en famille randonner dans les nombreuses réserves naturelles du pays. Pour info, Israël compte près de 500 réserves naturelles dont 65 avec entrée payante. Le prix de l’entrée dans les réserves est environ de 6Є pour un adulte, 3Є pour les moins de 18 ans, et gratuit pour les enfants de 0 à 5 ans.

Dans les réserves payantes vous recevez une petite brochure avec explications sur le site et descriptif des itinéraires de randonnée. Vous y trouvez aussi des toilettes (propres!) et de l’eau potable.

Certaines de ces réserves combinent nature et culture car on y trouve des vestiges archéologiques restaurés avec goût, comme les caravansérails nabatéens de la Route de l’encens (inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO).

L’affluence sur les sites ne nous a pas trop dérangés et c’était l’occasion de rencontrer les Israéliens, par ailleurs très accueillants.

D’Eilat nous sommes pakibbutz_Neot_Smadar_300x158rtis en voiture vers le nord par la route 12 qui longe la frontière égyptienne, au coeur de la réserve des Montagnes d’Eilat.

Petit arrêt à la buvette du kibboutz écologique Néot Smadar (qui mériterait un post pour ses réalisations en terme d’énergie renouvellable et d’agriculture biologique) et nous continuons vers le cratère Ramon (Makhtesh Ramon).

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Ce cratère n’est pas volcanique mais érosif. Le terme hébraïque « makhtesh » a donné son nom à ce phénomène, apparemment unique au monde, dans le jargon des géologues. Sur ses 40 km. de longueur et 9 de large, de nombreuses randonnées sont réalisables, de durées et niveaux différents,chacun y trouvera son bonheur. Nous avons opté pour une rando en boucle autour de Giv’at Harout et retour par l’oued Ardon où nous avons admiré une intrusion volcanique (dyke),  au travers des couches de grès et d’argile.Dyke_Makhtesh_Ramon

Il existe une autre boucle à découvrir dans le canyon du « fer à cheval » de l’oued Nekarot, qui a l’avantage d’être un peu plus longue et de débuter près d’un antique caravansérail Nabatéen, idéal pour combiner nature et culture.

Nous avons passé la nuit au camping de mon ami Dani, sculpteur et vigneron, personnage haut en couleur. Ses vignes, qui produisent un vin excellent (oui oui... je vois les sceptiques, mais je vous assure que c’est vrai!), sont mitoyennes du camping et on peut s’y balader pour avoir une meilleure idée de l’agriculture du désert (voir mon post à ce sujet).

Le soir nous avons été invités par un groupe d’israéliens à partager leur feu de camp et leurs grillades, soirée chaleureuse et bien sympathique.

Le lendemain matin nous sommes partis faire une randonnée qui commence dans l’oued Havarim et se termine par la source d’Avdat. De la source, on remonte en direction de la route à l’aide d’échelles et mains courantes. Pas de panique, c’est très facile et si les nombreux enfants que l’on a croisés peuvent le faire, tout le monde peut aussi. C’est comme une mini via ferrata en plus facile. 

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Cette randonnée est modulable, on peut faire juste un aller retour d’une heure pour voir la source, faire seulement l’oued Havarim, ou la totale qui doit faire dans les 5h de marche.

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De là, on a fait un superbe point de vue sur l’oued Tzin NormalNegev_003à partir du tombeau de Ben Gourion et avons continué en direction de la mer Morte et du désert de Judée.

La suite au prochain numéro....

09 avril 2011

Les Nabatéens II - L'encens

Mon post du 8 février sur les Nabatéens terminait au moment où ils prenaient possession de Petra, dans un premier temps pour y entreposer leurs richesse. Le lieu, retiré et difficile d’accés, constituait non seulement une sorte de coffre fort naturel mais également un abri où les personnes âgées, les femmes et l800px_Frankincense_2005_12_31es enfants trouvaient refuge pendant que les hommes de la tribu pratiquaient leur métier de convoyeur d’encens.

Car l’encens est bien la source de l’enrichissement de cette tribu de pillards nomades, ingénieurs hydrauliques de génie.

Frankincense_regions1Mais d’où provient l’encens ?

Il est issu d’un arbre, le Boswellia Sacra, endémique à la région sud-arabique et la corne de l’Afrique. On fait une entaille sur le tronc et une résine s’en écoule. Cette résine, collectée sous forme de petites boules de forme irrégulière, c’est l’encens. On la pose sur des braises et une fumée très odorante s’en dégage.IH343_boswellia_sacra1

Dans l’Antiquité c’était un produit de luxe extrêment prisé par les élites gréco-romaines et le clergé (païen bien entendu... on est à peu près au IV siècle av. JC).

L’encens n’a pas seulement des caractéristiques olfactives et c’était surtout pour ses propriétés thérapeutiques qu’il était prisé.

On soignait plusieurs pathologies avec ses dérivés : l’arthrite (encens dissout dans de l’alcool), les plaies (extrait d’alcool d’encens) et surtout la dépression (inhalation) car il était réputé pour les effets très relaxants et sa faculté de clarifier l’esprit.

De plus on se parfumait le corps et on l’utilisait dans les bains.

Et bien entendu, l’encens constituait un élément indispensable dans les temples pour les cérémonies religieuses.

D’après Strabon (ou Pline l’Ancien... me souviens plus !), il fallait 65 jours aux caravanes pour effectuer le voyage entre Marib (au Yémen, la capitale de la reine de Saba fameuse pour ses temples et son mythique barrage) et Petra.

L’encens, collecté sur les montagnes au sud de l’Hadramaout, était acheminé d’abord vers Marib d’où il était pris en charge par les caravanes. Était ce les Nabatéens qui les affrétaient déjà à partir de Marib, ou bien les prenaient-ils en charge seulement à partir de Hejra (nord de l’Arabie Saoudite), le point le plus au sud de leur royaume ? Je ne le sais pas, je suppose que oui.

Les caravanes étaient constituées d’un nombre impressionnant de chameaux (oui... je dis chameaux et non dromadaires... na! voir mes posts au sujet des chameaux), jusqu’à 200 bêtes!

000001Photo de Thomas Bianchin (D.R)

Et 65 jours de route, cela voulait dire 65 étapes dans lesquelles il fallait toute une infrastructure pour accueillir hommes et bêtes, pour qu’ils puissent se reposer et se restaurer.

Et bien sûr ces services n’étaient pas gratuits, le plus souvent payés en nature avec de l’encens. Ce qui fait que chaque journée de ce périple voyait augmenter la valeur de ce précieux produit.

L’encens qui coûtait, disons, 1 euros à Marib atteignait une valeur bien plus importante à son arrivée à Petra, juste pour l’exemple je dirais 100 euros pour la même quantité.

De Petra, qui, de nécropole, à refuge, à coffre fort, devient par la suite une des plaques tournantes de ce juteux marché, l’encens était acheminé soit vers le nord (Damas et la Syrie) soit vers l’ouest (Gaza ou Alexandrie selon les époques) d’où il était expédié par bateau vers le monde gréco-romain.

Cela a duré 3 ou 4 siècles qui ont permis aux Nabatéens de devenir une des grandes puissances de la région. Leurs richesses ont bien été convoitées mais ceux qui s’y sont frotté, comme Antigone le borgne, officier vétéran de l’armée d’Alexandre le Grand en 312 av. JC, ont été rudement remis à leur place et tellement humiliés qu’ils laissèrent les Nabatéens tranquilles.

Oui... mais toutes les bonnes choses ont une fin. Les Romains commencèrent à en avoir assez de payer une fortune pour leur encens et ont cherché des alternatives, comme aller le chercher eux même au Yémen. C’est alors que vers le milieu du 1er siècle av. JC un marin romain découvre le système des moussons, à savoir que pendant une partie de l’année les vents soufflent dans un sens, et le reste de l’année dans l’autre sens.

Cela permet aux Romains de naviguer le long de la mer Rouge et de dévier le traffic de l’encens, de la voie terrestre à la voie maritime.

Et c’est le commencement de la fin du monopole Nabatéen sur le commerce de l’encens.

Mais on essaiera de développer la suite de la passionnante histoire des Nabatéens dans un autre message.

000017 Photo de Christophe Raylat (D.R)

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